La paix coûte trop cher, il ne faut pas l’acheter

La paix coûte très cher ! Pourtant, combien de fois avons-nous préféré l’acheter plutôt que d’aller au front ? Il aura fallu se rendre malade, partir de zéro encore et encore ou reconstruire pour une énième fois son estime de soi avant de comprendre que la paix, ça ne s’achète pas. Les événements nous sont présentés afin que nous apprenions, et si nous résistons, ils nous reviendront sous d’autres formes, car jamais un apprentissage ne nous sera épargné. C’est ainsi que plus nous tentons d’éviter un conflit, plus nous l’attirons à nous. Si nous vivons des situations conflictuelles lorsque nous n’avons plus assez d’énergie pour faire valoir nos droits, il faut tout de même rester debout, quitte à demander du soutien, plutôt que de battre en retraite.

Les situations critiques

Nous avons toutes déjà acheté la paix. La plupart du temps, le prix de cet « achat » était proportionnel à notre sentiment de culpabilité. Plus nous nous sentions coupables, plus nous étions prêtes à fermer les yeux, à être indulgentes et à laisser faire pour ne pas créer de tsunami. Pourtant, la vraie raison qui se cache derrière cet « abandon » de nos droits est la peur d’être jugées. La peur de ne pas être aimées, de passer pour malhonnêtes ou déloyales. Nous ne voulons surtout pas donner l’impression d’être une mauvaise fille, une profiteuse, celle qui en veut trop, l’avidité quoi !


Évidemment, il est plus facile de faire valoir nos droits lorsqu’un conjoint nous quitte ou qu’un employeur nous remercie plutôt que lorsque c’est nous qui prenons la décision de rompre. Pourtant, nous avons nous aussi le droit de terminer une relation qui ne nous convient plus. D’ailleurs, avant d’en tomber malades, nous avons le devoir de « divorcer » des gens ou des situations qui nous détruisent.


Alors que nous avons une solide propension à nous sentir coupables lorsque nous sommes exclues d’un cercle familial, professionnel ou social, imaginons lorsque c’est nous qui sommes à l’origine de la rupture! La culpabilité est décuplée, et nous sommes prêtes à tout laisser derrière ou encore à partir avec le minimum uniquement pour acheter la paix. C’est très bien de vouloir sortir une personne toxique de notre vie; ce qui est moins bien, c’est de baisser les bras plutôt que de prendre ce qui nous revient.

Le vrai prix de la paix 

La paix n’a pas de prix ! Sa valeur exacte est celle de notre santé physique, psychologique, financière, sociale et professionnelle. C’est pourquoi il ne faut pas tenter de l’acheter. « Qu’il garde tout, j’achète la paix, je ne le veux plus dans ma vie… » peut être une affirmation satisfaisante sur le moment, mais les répercussions de cette décision nous reviendront tôt ou tard, tel un boomerang. Certes, lorsque nous rompons, nous sommes fatiguées, désillusionnées, fragilisées et nous ne voulons que la « sainte paix ». Cette situation que nous avons endurée durant tant d’années nous a lessivées, et nous avons vraiment besoin de nous déposer pour réfléchir.


Il faut avouer que lorsque nous rompons, c’est parce que le vase déborde depuis longtemps. Nous avons pris sur nous, nous nous sommes raisonnées. Notre rationnel a pris le dessus sur le ressenti et sur les signes que notre corps nous manifestait. Durant ce temps, notre vis-à-vis ne nous a pas laissé une seule chance pour nous reposer, aucun temps d’arrêt pour nous permettre de réfléchir à la situation qui nous était défavorable. Le tourbillon dans lequel nous avons vécu a maintenu notre épuisement qui n’a d’égal que l’urgence de sortir de cette situation toxique.

Se tenir debout malgré l'épuisement

Une fois que nous sommes sorties – de manière volontaire ou non – de la situation qui ne nous convient plus, nous sommes en mesure de mieux comprendre les enjeux. Premièrement, il est préférable de ne pas acheter la paix. Deuxièmement, il est impératif de se reposer pour laisser retomber la poussière. Troisièmement, il faut faire taire l’affectif pour laisser surgir le rationnel afin de mieux comprendre ses droits. Ainsi, en faisant abstraction de la culpabilité créée par l’affect, nous serons en mesure d’évaluer plus sereinement la valeur :

 

  • des objets (que nous serions prêtes à laisser);
  • des gestes (que nous refuserions de poser);
  • des démarches (que nous pourrions fuir).


Il ne faut pas imaginer ce que l’autre dira, ce qu’il pensera de nous, car peu importe ce que nous ferons, il a déjà son opinion sur nous et sur nos gestes. Nous n’avons aucun pouvoir. Si nous sommes trop douces, il nous trouvera sans personnalité; si nous faisons valoir nos droits, il décrétera que nous sommes avides et n’avons que peu de reconnaissance pour tout ce qu’il a fait pour nous. Peu importe ce que nous ferons, nous serons jugées. Et puisque la relation est terminée, l’heure est au détachement des opinions, du jugement et de l’emprise que l’autre a eus sur nous. Évidemment, cela ne se fait pas en une semaine, mais le fait d’en être conscientes nous fait cheminer plus rapidement.

 

La paix, ça ne s’achète pas. Alors, si l’épuisement nous empêche d’entreprendre des actions concrètes pour récupérer ce qui nous revient, il ne faut surtout pas hésiter à demander l’aide d’une personne de confiance.

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POUR EN FINIR AVEC LE JUGEMENT DES AUTRES ET LA CULPABILITÉ

Quelle image avons-nous de nous-mêmes ? Quel regard posons-nous sur notre entourage ? Et si, pour cesser de nous sentir continuellement coupables, il nous fallait avant tout reconsidérer notre perception de nous-mêmes ? Cet ouvrage fait le point sur notre fragilité et sur notre trop grande disposition à laisser les autres nous définir.

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