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Si ça fait mal, ce n’est pas de l’amour!

Black and white image of a young woman crying and covering her face useful to illustrate stress, depression or domestic violence

Qu’il s’agisse d’une relation amoureuse ou familiale, si vous souffrez, ce n’est pas de l’amour qu’on vous manifeste. L’amour ne fait jamais mal contrairement à ce qu’on aimerait vous faire croire. Aimer et être aimée relève de la liberté d’être et du respect humain, rien de plus. L’amour doit favoriser le développement sain de tout humain ainsi que sa réalisation personnelle. Si, au contraire, le contrôle, la possession et l’étouffement sont au centre de votre relation, ce n’est pas de l’amour, mais de la manipulation qui détruit lentement mais sûrement. Être brimée dans vos goûts, vos valeurs, vos actions et vos projets n’est rien pour favoriser la confiance en vous ni l’atteinte de vos objectifs personnels ou professionnels.

Il est beaucoup plus fréquent qu’il n’y paraît que les parents modulent le parcours amoureux de leur progéniture. Certains parents ont comme moteur le contrôle et la manipulation pour éduquer leurs enfants, si bien qu’ils leur enseignent que l’amour, c’est cela : le contrôle, la destruction et l’étouffement. « Se faire rogner les ailes » est l’expression tout indiquée pour désigner la manipulation. Inconsciemment, on a tendance à rechercher, malgré le malaise éprouvé, une relation identique à celle de l’enfance. Puisque l’inconnu fait peur, vaut mieux rester dans le connu, aussi inconfortable soit-il. Au moins, on sait de quoi demain sera fait.

Parmi les inconforts et les émotions néfastes qui ne représentent pas de l’amour, voici une liste :

  • La tristesse m’habite et je pleure très souvent.
  • Je me remets souvent en cause devant l’autre personne.
  • J’ai toujours l’impression que tout ce que je fais n’est pas correct.
  • Je reçois souvent des reproches.
  • Je culpabilise parce que les attentes à mon endroit sont trop grandes.
  • Je n’ose m’affirmer parce que je ne veux pas générer de conflits.
  • Je me sens étouffée et non respectée dans cette relation.
  • C’est comme si je n’étais pas libre d’être moi-même.
  • Je fais les choses qui plairont à l’autre.
  • Je ne sais plus ce qui me plaît.
  • Je ne sais plus qui je suis.
  • Je ressens un malaise profond qui s’accentue au fil du temps.
  • Je me sens obligée envers l’autre.
  • Je n’ai pas le choix de rester, car l’autre aura de la peine si je pars.
  • Je reste dans la relation, car j’ai peur.

Si vous ressentez plusieurs de ces émotions ou d’autres semblables, des malaises qui freinent votre évolution et rendent inaccessible votre idéal de vie, c’est que vous n’êtes pas dans l’amour, mais plutôt dans une relation toxique qui ne mènera nulle part sinon à votre perte à court ou à moyen terme. Le fait de souffrir dans une relation doit vous indiquer que quelque chose ne va pas. Un manipulateur n’aime pas ses proies; ce qu’il aime, c’est exercer du pouvoir sur les autres, ne cherchez pas plus loin. Il suffit que vous sortiez de manière définitive de sa vie pour qu’il se tourne vers une autre. Il en va de même d’un parent duquel vous vous éloigneriez : il s’acharnera sur un autre membre de la famille. Si vous croyez que l’autre sera blessé, détrompez-vous! Seul son orgueil sera blessé, car il n’aura pas gagné sur vous.

Si vous croyez aimer l’autre, détrompez-vous également. Ce n’est pas de l’amour que vous ressentez, mais bien de la soumission, de l’habitude au contrôle, un besoin de vivre dans le chaos que le manipulateur a créé dans votre relation; ce chaos, ce sont des montagnes russes, des crises, de la violence psychologique, des excuses, des départs brutaux puis des retours dans un pardon artificiel. Vous êtes dépendante du manipulateur. La dépendance n’est pas de l’amour.

Dans la jeune vingtaine, je me suis mariée à un vrai de vrai MPN. Il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que nous devenions inséparables. Après seulement trois mois, je me sentais prise dans un piège. Je n’avais pas le droit d’arriver ne serait-ce que cinq minutes en retard sans déclencher une crise incroyable, me faisant accuser de tromperie, entre autres faussetés. Un soir, nous nous étions disputés, et je m’étais enfermée dans la salle de bain pour prendre un bain chaud et me détendre. Il frappait à la porte m’intimant de lui ouvrir, ce que je ne fis pas. Il défonça la porte de son poing et parvint à entrer. Quand il s’est dirigé vers moi, j’ai cru que mon heure était arrivée. Sans démontrer de la peur, je l’ai affronté en le mettant en garde que si jamais il me touchait…

 Je l’ai laissé trois fois, la peur au ventre. Je voulais mourir, car je croyais que je l’aimais… mais ce que j’appelais de l’amour n’était que de la peur, de la dépendance au chaos, au contrôle et à la perversité qui étaient devenus mon mode de vie, ma norme. Malgré le goût insipide et fade en bouche qu’a suscité, quelques mois plus tard, la fréquentation d’un homme normal, j’ai persisté dans cette relation pour finalement comprendre que l’amour, ça ne fait pas mal.

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