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Les inconforts intérieurs permanents nourrissent le mal-être. Les malaises récurrents créent la maladie. La maladie est souvent, pas toujours mais souvent, liée à un déséquilibre entre votre mode vie et vos valeurs. Avancer à l’encontre de vos valeurs alimente les malaises. Vivre en parallèle de votre nature profonde peut, à long terme, mener à la dépression ou au détachement complet de vos sentiments.

Une relation malsaine

Boiteuse, malsaine, toxique, sous emprise… tant de synonymes pour décrire une même chose. Une relation qui n’est pas en harmonie avec vos valeurs vous détruira lentement. Au début, vous tentez de vous raisonner en disant que vous n’avez aucune bonne raison de ressentir ce que vous ressentez. Dès lors, vous en parlez avec votre conjoint, votre patron ou votre collègue. On vous assure que tout va bien et on tente de vous faire croire que c’est vous le problème. Donc, vous vous remettez en question. Vous tentez de vous améliorer, vous faites des efforts pour ne plus décevoir, pour ne plus être mal à l’intérieur de vous. Vous vous faites croire que tout va bien, que c’est vous le problème. Puis, vous continuez la relation.

Je suis responsable

Vous n’êtes pas seule dans la relation, donc vous ne pouvez ni vous considérer ni être considérée comme responsable de tout. Une relation toxique est souvent le résultat de l’emprise d’un manipulateur sur vous, c’est-à-dire qu’on tente de vous faire agir contre vos valeurs et votre personnalité, ce qui crée forcément un malaise à l’intérieur de vous.

Puis, ce malaise grandit lorsque votre cerveau ne parvient pas à vous faire comprendre que vous êtes manipulée, car on joue dans votre tête en passant par vos émotions et votre intégrité. On vous convainc que c’est vous qui êtes responsable. Vous adhérez à cela : vous cherchez à éviter les conflits, vous prenez tout sur vos épaules, si bien qu’à chaque dérapage vous culpabilisez tout en subissant le stress que l’autre ajoute. La réalité est que vous vous sentez responsable, car on vous tient responsable. Pendant ce temps, le malaise intérieur prend du terrain et votre estime personnelle diminue.

Le corps à la rescousse

Contrairement à ce que vous pouvez croire, la maladie est beaucoup plus saine qu’il n’y paraît. Lorsque le mental n’arrive plus à vous faire entendre raison, lorsque vous déjouez vos émotions et votre ressenti profond, la dysfonction du corps vient vous indiquer qu’il y a péril en la demeure. Ignorer ce signal peut signifier un suicide à petit feu. Au début, l’indicateur est délicat, la lumière est rosée, mais plus vous rejetez cette alerte, plus la lumière risque de tourner au rouge. En d’autres mots, les malaises se transformeront en maladie mineure, puis en maladie majeure.

Malheureusement, le mot « manipulation » a été galvaudé jusqu’à en perdre son sens et son importance. Pourtant, la manipulation est à l’origine de bien des maladies qui mènent à des arrêts de travail, à l’isolement, à des pertes d’emploi, voire à des suicides. Il ne faut pas voir la maladie comme une tare, mais bien comme un signal que quelque chose cloche dans votre vie, mais surtout dans vos relations. Si les relations saines sont garantes du bonheur, l’inverse est aussi vrai.

Ces maladies passent du mal de tête aux problèmes de dos, aux brûlures d’estomac, à la nausée, aux problèmes de peau, à la fatigue chronique ou à la perte considérable d’énergie. Il n’est pas nécessaire d’attendre le signal de votre corps pour vous questionner : « Suis-je à ma place? Où suis-je heureuse? » Si vous comptez parmi celles qui doivent attendre que leur corps les interpelle, le jour où il criera, de grâce, écoutez-le!

Dès le début de cette relation, je ressentais que je n’étais pas à ma place. Je tentais depuis trois ans de me faire croire que tout allait bien, que j’étais bien assortie avec mon partenaire de vie. En fait, il me faisait croire que nous étions faits l’un pour l’autre… et je travaillais fort pour y croire. Pendant de longs mois, je me suis convaincue que tout allait bien. Les semaines où tout foutait le camp, je me remettais en cause. Je me disais que je n’étais pas assez bonne, pas suffisamment vigilante ou gentille, comme il me le répétait souvent. Je cultivais la culpabilité et je faisais des efforts jusqu’à ne plus y voir clair. Je l’ai quitté à plusieurs reprises, puis il venait me chercher à nouveau avec des promesses de changement. Je voulais y croire. Mes tentatives de mettre fin à cette relation avortaient.

À la suite d’un examen médical de routine, on me diagnostiqua des lésions précancéreuses sur le col de l’utérus. Il ne s’agissait plus de migraines, de nausées ou de déprime. Non. La vie m’indiquait clairement que si je restais dans cette relation malsaine, cette union de contrôle, j’allais y laisser mon âme et ma peau. Le résultat de ce test changea ma vie. J’ai vu là une dernière chance de m’en sortir. J’empruntai cette voie en disant : « Merci. » Après un traitement seulement, tout a disparu, et j’ai quitté définitivement cet homme pour me reconstruire et enfin vivre en harmonie avec mes valeurs profondes.

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