Ma résolution 2021 : « Les gens toxiques ? Non, merci ! »

Ma résolution 2021 : « Les gens toxiques ? Non, merci ! »

« ENFIN… 2020 se termine », pensons-nous. Il est temps, n’est-ce pas ? C’était une année à bannir, à rejeter, à éliminer de notre mémoire, évidemment. Pourtant, malgré les ravages qu’elle a causés et la déstabilisation psychologique qu’elle a engendrée, l’année 2020 aura été une étape importante dans la prise de conscience de l’être humain. Très souvent – et c’est malheureux –, il nous faut perdre ce que nous avions acquis pour en apprécier sa vraie valeur.

C’est lorsque nous perdons notre qualité de vie, que notre santé physique décline, que notre santé psychologique bat de l’aile ou lorsque nous perdons un être cher, que nous comprenons que rien n’est acquis, tout est mouvance. L’an 2020 nous aura appris à apprécier ce qui était et même, malgré nos doutes, ce qui est et ce qui sera. Cette dernière année a été propice à un immense nettoyage, premièrement à l’intérieur de soi, puis à l’extérieur de soi… dans notre entourage.

Les relations interpersonnelles, le nerf de la guerre 

Il faut bien avouer que cette crise qui nous envahit a créé un clivage en nous et autour de nous. Les épreuves d’une telle ampleur permettent de départager ce qui est important dans notre vie de ce qui ne l’est pas ou de ce qui ne l’est plus. Les relations interpersonnelles créent notre bonheur… ou notre malheur. Être en conflit avec soi ou avec quelqu’un d’autre est le pire des supplices. S’ensuivent des problèmes de santé psychologique, puis physique. Il va sans dire : il faut être en harmonie avec soi avant d’espérer l’être avec les autres.

L’année 2020, avec tous les conflits qui l’ont marquée, a justement fait ressortir le grand malaise dans certaines de nos relations. Nous avons vu des couples et des amis se séparer, heurtés dans leurs croyances. Parfois, nous avons provoqué des disputes pour défendre nos convictions. À d’autres occasions, nous nous sommes tus, nous avons marché sur des œufs pour éviter la friction justement. Mais qu’avons-nous retiré de ces problèmes relationnels ?

Le malaise existait déjà  

Un feu ne s’allume pas tout seul. Pour que quelque chose s’enflamme, il faut obligatoirement une source : un problème électrique, une source de chaleur…, mais il existe un foyer latent. Il en va de même pour la qualité des relations. Elles sont parfois bancales, parfois déséquilibrées dans l’intention et les sentiments de chacun. Souvent, on subit en silence. On attend que la vie s’en occupe : « Il finira bien par partir… elle finira bien par comprendre… », pensons-nous! Qui n’a pas dit : « Ça finira bien par finir un jour ! » ? Eh bien, la difficile année 2020 a mis fin à bien des relations qui devaient tôt ou tard être rompues.

Tout ce qui n’était pas ancré s’est détaché et a pris le large. Une rupture est difficile à vivre, mais nous comprenons au fil du temps qu’elle était saine. Si toutefois nous comptons parmi celles et ceux qui ont peur de perdre quelqu’un, alors nous nous accrochons à la relation malgré les signaux évidents qui nous indiquent que la séparation est inévitable. Et parmi les personnes que nous voulons retenir à tout prix se trouvent souvent des gens toxiques qui nous rendent dépendants d’eux au moyen de leur chantage émotionnel sournois ou d’une obligation créée de toutes pièces. Parmi ces « relations obligatoires », il y a l’employeur, la famille ou le conjoint. Nous pouvons croire que les amis sont plus faciles à éloigner, mais c’est loin d’être toujours le cas.

Qui est toxique? 

Les gens toxiques sont habituellement des êtres malheureux. Ils sont souvent insatisfaits de leur vie personnelle, professionnelle ou les deux, ce qui les amène à critiquer et à juger en permanence tout et n’importe quoi. Ils adorent parler contre les autres en plaçant leurs propos sous le signe de la confidence. Ils feront la même chose avec nous dès que nous aurons le dos tourné. Une personne toxique peut nous rendre toxiques, car elle joue dans notre énergie. Il n’est pas rare d’avoir une baisse d’énergie après avoir discuté avec des êtres malsains. Si nous nous sentons vidés après les avoir côtoyés, c’est qu’il y a un vrai problème.

En ce sens, 2020 aura mis davantage la lumière sur les êtres toxiques en amplifiant leurs insatisfactions, leur mal-être et leur jalousie. Parmi eux, mentionnons les manipulateurs pervers narcissiques, qui sont même dangereux pour nous. Ils ne sont pas faciles à débusquer, car ils sont très charismatiques, malheureusement. Par contre, en prêtant attention à notre petite voix intérieure qui sait nous informer, sous forme de malaises physiques ou émotionnels, que cette personne n’est pas pour nous, nous pouvons réagir.

À la recherche de la sérénité  

Peut-être qu’en 2020 notre cercle d’amis a rétréci au lavage, mais il ne faut pas nous affoler pour autant. Ce grand ménage nous permet justement d’éliminer ce qui n’est plus bon pour nous et de faire de la place pour le meilleur. Libérer de l’espace pour laisser entrer des gens qui nous ressemblent, qui marchent dans la même direction que nous, qui recherchent, tout comme nous, la lumière, la sérénité et l’authenticité.

Et si notre résolution pour 2021 était d’apprendre à dire : « Les gens toxiques ? Non, merci, j’ai assez donné ! »

Bonne année relationnelle 2021 !

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2 commentaires

  1. bourdon sur 28 décembre 2020 à 2:58

    J’aime beaucoup, cette analyse très juste de l’impact des gens toxiques sur notre vie. Merci Marthe

    • Marthe Saint-Laurent sur 28 décembre 2020 à 11:33

      Merci, Jacqueline, de prendre le temps de partager ton commentaire. J’apprécie grandement.

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