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Les violences faites aux femmes sont inacceptables !

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Chronique spéciale

Mourir d’être femme

Le 25 novembre 1960, à la suite de l’assassinat – imposé par le dictateur Rafael Trujillo –des trois sœurs Mirabal, la République dominicaine propose une journée pour lutter contre la violence faite aux femmes.

Ce n’est qu’en 1993 que l’Assemblée générale des Nations unies adopte la déclaration afin que voie le jour la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Cette violence est définie par l’ONU comme étant « tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée ».

Des chiffres qui secouent

En janvier 2019, un article du Journal de Montréal dénonçait ce fléau mondial qu’est le féminicide (ou fémicide) sous ce titre : « Des femmes tuées parce qu’elles sont des femmes ». La violence conjugale est directement montrée du doigt pour la majorité des meurtres. S’il est difficile de trouver de récentes statistiques québécoises des chiffres saisissants sont dévoilés.

  • Tous les 7 jours au Canada, 1 femme est tuée par son conjoint.
  • Ce sont 605 femmes qui ont été assassinées au Québec entre 1997 et 2015.
  • En 2018, au Québec, 20 femmes ou filles ont été tuées, dont 15 par un proche.
  • Au Québec, 81 % des victimes de tentatives de meurtre conjugal sont des femmes.
    (Sources : Observatoire canadien du fémicide, Le Journal, ministère de la Sécurité publique du Québec, Canadian Domestic Homicide Prevention Initiative.)

Le cycle de la violence que nous pouvons reconnaître

La violence psychologique, puis physique peut être détectée avant d’atteindre le point de non-retour. Les maisons d’hébergement se mobilisent pour prévenir la violence, pour dénoncer les agresseurs et pour protéger les victimes. Une analyse du cycle de la violence est décrite de manière juste et simple par la Maison Marie-Rollet : « Que ce soit après quelques heures ou quelques mois, le cycle se répète. Les promesses ne tiennent plus et les comportements violents reprennent. Le conjoint a de moins en moins peur de perdre sa femme et celle-ci s’accroche aux souvenirs heureux de la relation. En contrepartie, son sentiment d’incompétence et de responsabilité continue de grandir; elle perd confiance en ses propres capacités. Ce sont les périodes de lune de miel qui renforcent l’espoir chez la femme que le conjoint maintienne les changements souhaités. » (Source : site internet Maison Marie-Rollet)

L’entraide et la responsabilisation

Il n’est pas tout de constater que le nombre de femmes qui subissent des violences de toutes sortes, peu importe le pays, est plus nombreux d’une année à l’autre. Qu’il s’agisse d’agressions sexuelles, de viols, de sévices psychologiques puis physiques, allant jusqu’à la mort, il faut nous sentir concernés, collectivement, même si nous n’avons pas subi de violence. Chaque cas de femme maltraitée affaiblit un pays. Nous préférons croire qu’il s’agit de cas isolés ou encore que ce fléau existe dans d’autres pays à cause des différentes croyances religieuses. Il est plus facile de pelleter notre misère chez les voisins.

Pourtant, plus nous serons nombreuses et nombreux à nous sentir concernés, à nous mobiliser, plus nous atténuerons les messages qui tendent à s’incruster : « Ce n’est pas drôle d’être une femme; elle reste là parce qu’elle aime se faire battre; elle l’a provoqué; elle le savait qu’il était violent ; elle aurait dû… »

Toutes ces convictions gratuites et innocentes freinent l’avancement des femmes, les privent de protection et les briment dans leur droit de vivre.

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