Au secours - Les émotions contrôlent ma vie

L’anxiété et la peur n’ont jamais été utiles dans notre vie. À la limite, la peur peut nous prévenir d’un danger possible, mais c’est tout. Les laisser prendre racine dans notre vie peut rapidement nous mener à l’angoisse, laquelle peut se transformer en paranoïa. Prenons comme exemple cette crise que nous traversons. Elle fait partie intégrante de notre réalité pour l’instant.

 

Malheureusement, les positions campées qu’elle soulève conduisent à la division. Est-ce possible de faire autrement ? Pouvons-nous émettre notre opinion en faisant la part des choses et en respectant l’opinion de notre vis-à-vis ? Notre manière de voir les choses n’est pas plus ou moins valable que le point de vue d’un autre.

Nos émotions teintent nos croyances

Ressentir des émotions est un processus très sain qui nous indique que nous sommes humains et sensibles. Par contre, si nous ne faisons pas attention, ces émotions prennent rapidement possession de notre vie tout entière, jusqu’à bétonner nos croyances. Chaque fois que nous nous enflammons et que nous crachons notre venin pour un oui ou pour un non, c’est le signal que nos émotions nous gèrent. Nous défendons bec et ongles notre opinion, qu’elle soit politique, économique, sociale, religieuse ou autre, comme si nous détenions la vérité. Nous voulons à tout prix convaincre notre vis-à-vis que nous avons raison et qu’il a tort.

 

Cette sensation d’injustice ou cette incompréhension qui surgit, nous semble-t-il, de la part du reste du monde se présentent à nous comme une attaque contre nos valeurs, nos principes et notre intelligence. Car NOUS, nous avons compris, mais pas les autres.

Tout ce qui accentue nos émotions  

La sensibilité normale et saine de l’humain explique en partie cette aisance qu’ont les émotions à nous envahir. Par contre, nos habitudes de vie contribuent également à exacerber notre ressenti. Les aliments et les boissons qui influent sur notre humeur de façon exagérée jouent un rôle très important sur nos émotions. Par exemple, une consommation importante d’alcool adoucit la peur et calme l’anxiété momentanément; elle laisse un sentiment de bien-être et de douceur. Pourtant, une consommation soutenue et quotidienne nous rend plus vulnérables, si bien que les événements prennent une ampleur démesurée.

 

Au surplus, après l’effet d’engourdissement ou d’euphorie, la déprime vient nous frapper de plein fouet, ce qui nous conduit parfois à consommer encore plus pour nous sentir moins dépressifs. Il en va de même d'une consommation exagérée de café, de sucre, de drogue ou d’autres substances.

Modifier notre mode de vie

L’alcool triste, agressif ou engourdissant module nos traits de caractère. Malheureusement, lorsque nous dérivons soit dans la colère, soit dans une tristesse à outrance, nous dépassons les bornes. Ce n’est pas sans culpabilité que nous comprenons, avec un peu de recul, que nous sommes allés trop loin. Que nous reste-t-il à faire ? Nous confondre en excuses, revenir à nos intentions réelles, demander pardon ou, au contraire et par orgueil, rester dans un silence lourd attendant que l’autre fasse les premiers pas.

 

Au lieu de nous rendre la vie aussi difficile, pourquoi ne pas pratiquer l’honnêteté quant à notre mode de vie ? Écouter un ami ou un conjoint qui nous dit que nous avons assez bu, entendre et considérer que nous sommes démesurément agressifs ou intenses et prendre le temps d’observer ce qui nous rend aussi tendus. Diminuer les excitants ou les dépresseurs aide à retrouver l’équilibre qui nous permet de mieux gérer nos émotions.

Pratiquer le détachement 

Un moyen très efficace de contrôler nos émotions est le détachement. Attention : le détachement n’est pas le petit frère de l’indifférence ou de l’insouciance. Le détachement est une implication mesurée et raisonnable dans une situation donnée, surtout en présence d’amis. Il permet de ne pas prendre les choses de manière personnelle. Le fait que quelqu’un pense l’inverse de ce que nous croyons ne nous enlève ni crédibilité ni intelligence et ne remet pas en doute notre identité et notre confiance en nous. Se détacher, c’est s’impliquer de manière juste et posée devant une situation ou un sujet sans déraper, sans se sentir ni attaqué ni déprécié. 

 

Cette option crée un échange intelligent au lieu d’ériger des barricades en souhaitant imposer notre idée ou en discréditant celle de l’autre. Nous devons apprendre à gérer nos émotions au lieu de les laisser envahir notre vie et détruire l’harmonie à l’intérieur de nous, puis dans notre entourage.

 

Au moment où nos émotions nous mènent par le bout du nez, nous ne sommes plus maîtres de notre vie… N’est-ce pas la dernière chose que nous souhaitons ?

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